samedi 17 décembre 2011

A terme, l'homme marche avec Jésus dans le sable au bord de la mer, et c'est là qu'il voit dans le ciel tous les moments de sa vie. voilà qu'il se retourne et remarque qu'à certains moments de sa vie y avait deux traces de pas dans le sable, les siennes et celles du Christ, et qu'à d'autres, les pires, une seule.
Il se tourne vers Jésus et dit: " Tu m'avais promis de faire toute la route avec moi, comment as-tu pu m'abandonner quand j'avais le plus besoin de toi?"
Jésus répond: "Si il y avait juste une trace de pas dans le sable, aux moments les plus durs de ta vie, c'est que je te portais."

vendredi 16 décembre 2011

"From birth each of us sets out to discover who we really are, but when trauma occurs we create ways to survive. Often we split into pieces and abandon the most vulnerable parts of ourselves, boxing them up in tiny packages and tossing them away. Later, we spend our lives looking for these parcels, hoping to meet someone who can help us find these lost splattered pieces of ourselves."

vendredi 9 décembre 2011

L'ombre et la Lumière

Mon amour,

ne te compare à personne, et surtout pas à lui! Ce serait comme comparer le jour et la nuit, une roche calcaire avec une pépite d'or.
Il a beau avoir dix ans de plus que toi il n'a pas ta maturité,
mesurer 5 centimètres de plus, il ne t'arrive pas à la cheville,

Il est de mauvaise foi quand tu te livres sans fard,
Il est manipulateur, gardant dans sa cour de vieux esseulés à qui il jette de la poudre aux yeux pour continuer à obtenir d'eux des faveurs, des cautions, ou pour traîner à rembourser ses dettes quand tu tranches dans le vif des relations douteuses et résilie des contrats juteux plutôt que de perdre ton âme,
Rien n'est assez beau pour lui quand  tu es reconnaissant de ce que tu as,
Il se met en avant quand tu mets l'autre en lumière,
Tu as la beauté d'un ange, il n'a que la beauté du diable: un masque figé dans une grimace suffisante,
bref, le jour et la nuit!

Ah non! ne te compare jamais à lui!
Ou comparons ce qui est comparable: notre couple tournait autour de lui, Toi et moi sommes en orbite l'un de l'autre.

Je peux aujourd'hui te promettre ceci: si j'ai été assez stupide pour le traiter comme un prince, je m'appliquerai Toi, à te traiter comme un roi.


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mercredi 9 novembre 2011

A L'HEURE DU JAPON

Mon amour,

à peine es-tu parti que je me dis que je n'ai pas assez profité de toi. Je ne t'ai pas assez embrassé, caressé et qu'il y a des millimètres de ton corps que j'ai négligés et ces quelques millimètres deviennent une obsession.
Derrière tes genoux par exemple, ou tes pieds. C'est court deux jours pour faire le plein après une absence de deux semaines.

Quand tu as posé ta petite tête sur ton sac et que tes yeux et ta bouche ont murmuré "je t'aime" derrière la vitre j'ai cru que j'allais éclater en sanglots, mais j'ai réussi à attendre que le bus soit loin pour ne plus distinguer que ta silhouette, ton mignon crâne tourné vers moi jusqu'au dernier virage.
Dans le hall de l'hôtel j'ai croisé un japonais qui a du se dire décidément ces européens, aucune retenue.
Je t'emmerde j'ai pensé très fort parce que comme toi j'aime pas qu'on me fasse chier quand je suis triste.
Je suis remonté dans la chambre. Il me restait à peine 30 minutes avant le départ pour l'aéroport alors je n'ai pas pris de douche pour garder sur moi les restes de cette nuit.
Chaque fois qu'on se réveille dans la position exacte dans laquelle on s'est endormi, soit toi dans me bras ou moi dans les tiens, je n'en reviens pas qu'on ne soit pas paralysés par d'atroces crampes.

Mon coeur comme ma montre est resté à l'heure du Japon et mon coeur indique 14h15, alors tu dois être en train de donner un cours à des danseuses nippones fascinées par Pina, la France et ton regard parce qu'il faut dire que tu as des cils incroyables pour un garçon. Tout ça en demi-pointes sur l'anglais, fragile passerelle linguistique entre vos deux cultures. Et ça me fait rire d'imaginer tout ça.

Je suis fier et fou de toi. Complètement fier et complètement fou de toi mon amour.
Tu m'as fait passer un week-end fabuleux! Tout était parfait, absolument tout! Te retrouver, nos parties de cul, Kobé, chez toi, les restos, le mac do, nos nuits, Nara, le train, le temps, toi, nos câlins à la belle étoile... J'aime passer ma vie avec toi!
Je ne pensais pas un jour être aimé comme tu m'aimes avec autant de passion et de tendresse, enfin je me sens libre d'être à mon tour pleinement passionné et tendre. J'ai trouvé mon alter ego, mon autre.
Je pense à toi aussi mon poussin, tu es dans tout ce que je fais, tu es marqué dans tout mon corps. Je te ressens! Et je t'aime.

Je t'écris demain, tous les jours jusqu'à ton retour. Lundi sera un jour merveilleux
Merci encore pour tout, merci pour toi.
tendrement,

Ton Loup à jamais à toi

samedi 24 septembre 2011

L'âge Tendre


14 ans nous séparent et pourtant tout nous réunit : même vision de la vie, mêmes envies, même folie, mêmes doutes, même langage, mêmes rêves.
Ensemble, nous avons tous les âges.
10 ans quand tu pisses dans la Méditerranée, quand tu te caches dès que je quitte la pièce, 15 quand depuis mon fauteuil je vois que tu as glissé dans la chorégraphie un pas que je t’avais montré « non je n’ai pas rêvé ! Oui je rêve… » ou que je reçois tes sms à l’autre bout du monde.
J’ai l’impression d’être en présence d’un vieux sage lorsque tu arrives à faire une synthèse de mes errances mentales, mais tu redeviens un gamin lorsque nous marchons main dans la main dans les rues de New York et que les lumières de Time Square se reflètent dans tes grands yeux ébahis.
J’ai 24 ans quand je fais des allers-retours en TGV pour passer la nuit dans tes bras, tu en as 38 quand tu deviens grave pour parler de toi.
Nous sommes les amants d’un autre siècle quand nous nous envoyons des lettres écrites à la main ou les nouveaux retraités lorsque nous regardons ensemble les rediffusions débiles des chaînes publiques, allongés côte à côte, les battements de mon cœur blottis contre les battements de ton cœur.
Finalement nous avons le même âge : l’âge tendre. 

NOW IS OUR TIME.

lundi 29 août 2011

T'ES BEAU!

Parce que c'est vrai que t'es beau,
et parce qu'elle te (nous?) raconte:



Rien à ajouter.

mardi 23 août 2011

De l’enfance j’ai gardé sur le monde un regard étonné, capable de percevoir de la magie dans un détail insignifiant. Une imagination débordante, une sensibilité naïve et intacte, et une forme de foi aveugle dans la vie. J’ai gardé une lucidité fulgurante, une empathie véritable. Mais aussi une compréhension brouillonne et détachée d’une société que j’observe derrière la membrane protectrice de ma bulle, egocentré en somme. Une étrange impression d’être cassable, et de ne pas m’habiter. J’ai gardé aussi une joie, une désinvolture, une effronterie candide, et mes talents. Et ce que j’ai de plus précieux : mon don à fabriquer un joli souvenir même dans le chaos le plus total.
De l’adolescence j’ai gardé ma colère, une violence contenue comme un fauve en cage, une envie de casser, de battre, de hurler. Une forme de haine ténue contre mes parents. Un désamour profond pour mon corps. Un sentiment permanent de ne pas être à ma place. Mais aussi ma force, mon pouvoir de résilience, mon goût pour la solitude. J’ai gardé un appétit sexuel encombrant mais régénérateur, salvateur même parfois. J’ai gardé le goût de la meute, et une vigilance féroce sur la famille que j’ai choisie. Une insolence aussi.
De l’âge adulte j’ai gardé les chances, les belles rencontres et le sentiment d’être protégé par quelque chose qui me dépasse. Une paresse qui ressemble à une démission. Un balancement persistant entre l’envie de fuir et celle de faire front, entre l’envie de poursuivre et celle de renaître. Des doutes, toujours. J’ai gardé mon intuition, mon savoir, mes instincts. Une peur de l’isolement, du gâchis et du temps qui passe. J’ai gardé mon courage et mon honnêteté.
De la vieillesse j’ai gardé les éloignements et les disparitions. Le rétrécissement des choses. La contemplation de vies qui ont été la mienne. L’envie. Le renoncement. La tendresse et les émerveillements. Une grande rêverie, des petits mensonges, des enfantillages. J’ai gardé une souffrance aussi, un brouillard parfois apaisant, parfois terrifiant. Un silence. J’ai gardé les voix, les visages, la camaraderie. J’ai gardé l’odeur de mon compagnon.
De la mort, je garde le secret.

jeudi 18 août 2011

tOUT DOUCEMENT PRESSE.

... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... et il n'est pas temps de se le dire... promet-moi de faire durer le suspens... ces trois petits mots qui n'ajoutent rien, tais-les le plus longtemps possible... privilégions le langage des yeux.
... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... deux mois bientôt déjà... j'ai voulu, tu ne voulais pas... tu voulais, je ne voulais plus... je t'ai accroché, tu m'as semé... je t'ai distancé, tu m'as rattrapé... jusqu'à ce que nos désirs s'accordent, au tout dernier moment, juste avant... à présent on ne joue plus. Pas le temps!
... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... il est l'heure... déjà... enfin... peu m'importe de ne pas dormir puisque ce soir je m'abandonnerai dans tes bras...
... tic tac... tic tac... tic tac...
Fais le tour de notre cadran amoureux mon petit roi... attends-moi. J'arrive. Je suis là.

mercredi 17 août 2011

Mon Roi SOLEIL

Une chambre d'hôtel cela peut être une tombe où l'on enterre vivants les restes d'un amour qui n'en est plus un, où l'on pleure a se tordre, où nos appels au secours s'étranglent dans l'anonymat glacé de décors tous différents, tous pareils.

Une chambre d'hôtel cela peut être une bulle suspendue où il ne se passe absolument rien, où le temps enfle et chaque minute s'étire comme du caoutchouc brûlé. Où la folie, que l'on pensait au-dehors, dans le bruit, l'alcool et la violence, se tapit sous notre lit et attend.

Une chambre d'hôtel cela peut être une forteresse où s'inscrivent des épisodes inédits de vies parallèles, des orgies, des meurtres, des excès que l'on s'interdit ailleurs, et dont nous sortirons lavés au moment de payer la note. Autant de souvenirs roulés en boule dans nos draps salis. Les pressings des palaces sont des purgatoires modernes.

Ce matin ma chambre d'hôtel n'est rien de tout ça. C'est une pièce de 25 m2, avec un bureau, une télé, un lit et une salle de bains, qui m'accueille le temps d'un espace entre deux pointillés. Dans cet espace, parfois je me rappelle le dernier pointillé ou fantasme celui a venir. Mais surtout je vis le présent. Et mon présent c'est toi. Toi qui m'emmènes la ou je ne connais pas et qui parles une langue que je pensais être le seul à comprendre.

Ma chambre d'hôtel devient un musée, le musée de toi. J'y étale nos souvenirs, depuis notre rencontre où tu roulais des mécaniques, de notre premier baiser sur les marches de St Merri à celui pressé, furtif, de lundi matin, de notre première nuit à toutes celles qui ont suivi, de l'instant où tu m'as pris la main pendant le ballet de Wayne McGregor à ta lettre d'hier, nous en sommes à un moment où je peux encore les répertorier tous et il n'en a pas un que je chéris plus que les autres.

Aux murs j'accroche tes sourires, ton allure et au plafond je projette tes regards, les doux, les profonds, les tristes, les brûlants, les perplexes, les rentrés, les fuyants, les timides, les éméchés, les tendres, les pas réveillés...

A demain mon roi soleil.

Tendrement.





jeudi 11 août 2011

THE ZSA ZSA ZU

Don’t mistake the Zsa Zsa Zu for hunger or you’ll be eating all day. Don’t mistake the Zsa Zsa Zu for sickness even if it gives you fever. The Zsa Zsa Zu can’t be controlled or denied. It can’t really be kept secret either because it marks you with its special glow, so if you are both pregnant and experiencing the Zsa Zsa Zu, you might as well become phosphorescent. The Zsa Zsa Zu can be danced, celebrated, sung, painted, for only Art can truly render its magnificence. The Zsa Zsa Zu might lift your spirit or crush you like an insignificant piece of the universe, either way the Zsa Zsa Zu is just one of the most precious gifts Life has to offer. If under the influence of the Zsa Zsa Zu, embrace it because it means you are connected, awake and had been blessed with this extra something that makes every minute of your Life interesting and new.

mardi 9 août 2011

J'ai compris ce soir que j'étais un chien: je remue la queue, je renifle les parties intimes de mon partenaire ou ses vêtements portés quand il n'est pas là, je lèche mes proches...
Si j'avais compris cela plus tôt ma vie eut été plus simple.

samedi 16 juillet 2011

LE DANSANT

  • Tu me calmes. Car, le sais-tu, j'ai le pouvoir d'entendre le bruit des autres, leurs vacarmes intérieurs. C'est pour cela que j'attire les fous dans la rue, ils le sentent, d'un moindre regard, ils savent que le dialogue se fera ailleurs que dans les mots, et d'ailleurs ils hurlent. Et j'entends. Toi tu te tais. Tu es en face de moi et je n'entends que tes mots. Les autres sens ont pris le relais de mon sixième. Je t'observe avec la plus grande attention, je t'inhale avec extase et je te sens, Dieu comme je te sens, de près, de loin, aller, venir, souffler, te tordre, te rendre, me toucher. Je me calme.

samedi 9 juillet 2011

samedi 18 juin 2011

N'avoir ni remords ni regrets. Si tu ne m'as pas tué, tu m'as rendu plus fort.
Te laisser passer eût été  un tort, mais se laisser partir c'est tout sauf la mort.

jeudi 16 juin 2011

Kis & Pok

Kis et Pok avaient transformé un coup de tête en coup de coeur. Ils s'aimaient tellement qu'ils passaient tout leur temps ensemble. Ils habitaient tout près l'un de l'autre mais dans la plus dangereuse des régions du monde, là où toutes les catastrophes, tous les orages et toutes  les tempêtes font des haltes pour repartir de plus belle. Le salon de Kis était sans arrêt visité par la foudre alors Pok divisa sa maison en deux et l'invita à vivre chez lui. Et au début tout alla bien. Mais un soir proche de noël, un cyclone fit trembler les murs, un cyclone si violent que pour le rendre moins effrayant les hommes lui avaient donné un prénom qui commençait par R comme "retourne d'où tu viens". Comme il avait eu très peur, Pok serrait Kis de plus en plus fort, jusqu'au jour où Kis lui dit "tu me fais beaucoup trop de câlins!" Alors Pok gomma ses bras.
Kis avait sauvé de son jardin un arbre magnifique qui comptait des centaines de fruits qui mettaient l'eau à la bouche, certains connus, d'autres complètement exotiques. Kis était très fier de son arbre, et Pok, jaloux, se sentit délaissé. Alors Pok choisit de faire pousser un arbre à son tour et très vite son arbre devint aussi grand que celui de Kis, aussi fourni et aussi flamboyant. Mais ces arbres demandaient énormément de temps et d'attention, leurs fruits prenaient des formes de plus en plus séduisantes pour les accaparer et un jour Pok demanda à Kis de les couper tous les deux. Kis refusa d'abord, puis accepta à contre coeur quand il vit que Pok était vraiment malheureux. Il n'arriva cependant jamais à lui pardonner cet acte qu'il jugeait barbare et excessif, même quand, pour se changer les idées, Pok et lui partirent faire un tour du monde. Durant leurs escales, Pok, ravi de ne plus subir les intempéries habituelles, couvrait Kis de baisers et lui déclarait sa flamme à l'oreille ou sur des petits mots, jusqu'au jour où Kis lui dit "tu me dis beaucoup trop que tu m'aimes et tu me fais beaucoup trop de bisous!" Alors Pok gomma sa bouche.
Pok aimait voir Kis, l'admirait en cachette, et quand il sortait dans la rue, il regardait les autres garçons et se disait toujours "Kis c'est le plus beau". Même privé de sa bouche et de ses bras, il avait gardé pour Kis le même désir ardent qu'au début, jusqu'au jour où Kis lui dit "tu penses beaucoup trop au sexe!" Alors Pok gomma son sexe.
Sans bras, sans bouche et sans sexe, Pok était devenu une créature bien étrange et les gens le montraient à présent du doigt. Il courait souvent devant un miroir pour s'assurer que rien d'autre n'avait disparu. Il était devenu gauche, notamment pour s'habiller. Il prenait froid tout le temps, et le nez bouché, il ronflait dans son sommeil. Une nuit, Kis le réveilla et lui dit "tu respires beaucoup trop fort!"

mardi 15 février 2011

Effets secondaires

   Je l’imagine roder alentour, invisible, implacable, intraitable. J’y pense même de plus en plus souvent, je rêve qu’elle me fauche des êtres chers, et voilà qu’elle a bien failli te prendre. Si tu étais mort, quelle mémoire aurais-je gardée de toi?
   Je peine à compter les souvenirs heureux sur les doigts d’une main. Ce qui me revient en premier c’est la peur que tu m’inspirais lorsque j’étais enfant. Et puis ta violence, une forme de folie dégénérescente qui m’avait pris en grippe. Nos conflits. Enfin la distance. Ce paradoxe qui fait que plus nous sommes éloignés, mieux, mollement, je t’invente, et plus nous nous rapprochons, plus ce maigre espoir est déçu.
   Pourtant mon amour pour toi existe,  puisque l’idée de te perdre l’a fait sursauter. Mais c’est seulement ainsi que je peux le mesurer: par spasmes, car toujours il replonge au fond d'un abîme au bord duquel nous demeurons suspendus. Il est indécis, inabordable, hors d’atteinte. Comme toi. Comme je le suis pour toi. Est-ce un confort, une économie, ou sommes-nous bel et bien indifférents l’un à l’autre? Peut-être ne nous sommes-nous jamais vraiment rencontrés...
   Est-il encore temps de se fabriquer des souvenirs qui me feront pleurer ton absence, ou trop tard pour vivre autre chose que l’habitude lasse et languissante d’être père et fils?

dimanche 6 février 2011

Sachant chasser...

Chasser: poursuivre un animal en vue de le tuer ou de le capturer vivant.
Chasser en boîte, ou quand l’homme devient une proie pour l’homme, un gibier, un trophée, un bout de bareback. On ne distingue plus qui est la bête du chasseur ou du chassé, il n’y a plus de victime, plus de bourreau. On se traque, on s’appâte, se tient en joue, et pour marquer son territoire on peut perdre tout sens commun. On affûte, on concorde nos sens comme un. Le temps nous rattrapera plus tard, pour l’heure on a les crocs.

Ce genre de comportements s'observe tout au long de la soirée, à mesure que les douaniers laissent passer, un à un, aux invités, la frontière du monde qui se superpose aux nôtre. Mieux installé, le chasseur est, souvent, perché.

Ce qu'on dit d'un animal qui a connu le goût du sang est vrai pour un chasseur. Et lorsqu'autrefois, pour rentrer chez lui, il passait sciemment par le bois, emprunter les sentiers battus avec son compagnon, chasseur lui aussi, peut le plonger dans un état de frustration ou de mélancolie. Comme un ancien sprinter reconverti à la marche.
Car chasser est un sport. 
Sport: activité physique observant certaines règles et pouvant donner lieu à des compétitions...