lundi 29 août 2011

T'ES BEAU!

Parce que c'est vrai que t'es beau,
et parce qu'elle te (nous?) raconte:



Rien à ajouter.

mardi 23 août 2011

De l’enfance j’ai gardé sur le monde un regard étonné, capable de percevoir de la magie dans un détail insignifiant. Une imagination débordante, une sensibilité naïve et intacte, et une forme de foi aveugle dans la vie. J’ai gardé une lucidité fulgurante, une empathie véritable. Mais aussi une compréhension brouillonne et détachée d’une société que j’observe derrière la membrane protectrice de ma bulle, egocentré en somme. Une étrange impression d’être cassable, et de ne pas m’habiter. J’ai gardé aussi une joie, une désinvolture, une effronterie candide, et mes talents. Et ce que j’ai de plus précieux : mon don à fabriquer un joli souvenir même dans le chaos le plus total.
De l’adolescence j’ai gardé ma colère, une violence contenue comme un fauve en cage, une envie de casser, de battre, de hurler. Une forme de haine ténue contre mes parents. Un désamour profond pour mon corps. Un sentiment permanent de ne pas être à ma place. Mais aussi ma force, mon pouvoir de résilience, mon goût pour la solitude. J’ai gardé un appétit sexuel encombrant mais régénérateur, salvateur même parfois. J’ai gardé le goût de la meute, et une vigilance féroce sur la famille que j’ai choisie. Une insolence aussi.
De l’âge adulte j’ai gardé les chances, les belles rencontres et le sentiment d’être protégé par quelque chose qui me dépasse. Une paresse qui ressemble à une démission. Un balancement persistant entre l’envie de fuir et celle de faire front, entre l’envie de poursuivre et celle de renaître. Des doutes, toujours. J’ai gardé mon intuition, mon savoir, mes instincts. Une peur de l’isolement, du gâchis et du temps qui passe. J’ai gardé mon courage et mon honnêteté.
De la vieillesse j’ai gardé les éloignements et les disparitions. Le rétrécissement des choses. La contemplation de vies qui ont été la mienne. L’envie. Le renoncement. La tendresse et les émerveillements. Une grande rêverie, des petits mensonges, des enfantillages. J’ai gardé une souffrance aussi, un brouillard parfois apaisant, parfois terrifiant. Un silence. J’ai gardé les voix, les visages, la camaraderie. J’ai gardé l’odeur de mon compagnon.
De la mort, je garde le secret.

jeudi 18 août 2011

tOUT DOUCEMENT PRESSE.

... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... et il n'est pas temps de se le dire... promet-moi de faire durer le suspens... ces trois petits mots qui n'ajoutent rien, tais-les le plus longtemps possible... privilégions le langage des yeux.
... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... deux mois bientôt déjà... j'ai voulu, tu ne voulais pas... tu voulais, je ne voulais plus... je t'ai accroché, tu m'as semé... je t'ai distancé, tu m'as rattrapé... jusqu'à ce que nos désirs s'accordent, au tout dernier moment, juste avant... à présent on ne joue plus. Pas le temps!
... tic tac... tic tac... tic tac...
Je fais le tour de notre cadran amoureux... il est l'heure... déjà... enfin... peu m'importe de ne pas dormir puisque ce soir je m'abandonnerai dans tes bras...
... tic tac... tic tac... tic tac...
Fais le tour de notre cadran amoureux mon petit roi... attends-moi. J'arrive. Je suis là.

mercredi 17 août 2011

Mon Roi SOLEIL

Une chambre d'hôtel cela peut être une tombe où l'on enterre vivants les restes d'un amour qui n'en est plus un, où l'on pleure a se tordre, où nos appels au secours s'étranglent dans l'anonymat glacé de décors tous différents, tous pareils.

Une chambre d'hôtel cela peut être une bulle suspendue où il ne se passe absolument rien, où le temps enfle et chaque minute s'étire comme du caoutchouc brûlé. Où la folie, que l'on pensait au-dehors, dans le bruit, l'alcool et la violence, se tapit sous notre lit et attend.

Une chambre d'hôtel cela peut être une forteresse où s'inscrivent des épisodes inédits de vies parallèles, des orgies, des meurtres, des excès que l'on s'interdit ailleurs, et dont nous sortirons lavés au moment de payer la note. Autant de souvenirs roulés en boule dans nos draps salis. Les pressings des palaces sont des purgatoires modernes.

Ce matin ma chambre d'hôtel n'est rien de tout ça. C'est une pièce de 25 m2, avec un bureau, une télé, un lit et une salle de bains, qui m'accueille le temps d'un espace entre deux pointillés. Dans cet espace, parfois je me rappelle le dernier pointillé ou fantasme celui a venir. Mais surtout je vis le présent. Et mon présent c'est toi. Toi qui m'emmènes la ou je ne connais pas et qui parles une langue que je pensais être le seul à comprendre.

Ma chambre d'hôtel devient un musée, le musée de toi. J'y étale nos souvenirs, depuis notre rencontre où tu roulais des mécaniques, de notre premier baiser sur les marches de St Merri à celui pressé, furtif, de lundi matin, de notre première nuit à toutes celles qui ont suivi, de l'instant où tu m'as pris la main pendant le ballet de Wayne McGregor à ta lettre d'hier, nous en sommes à un moment où je peux encore les répertorier tous et il n'en a pas un que je chéris plus que les autres.

Aux murs j'accroche tes sourires, ton allure et au plafond je projette tes regards, les doux, les profonds, les tristes, les brûlants, les perplexes, les rentrés, les fuyants, les timides, les éméchés, les tendres, les pas réveillés...

A demain mon roi soleil.

Tendrement.





jeudi 11 août 2011

THE ZSA ZSA ZU

Don’t mistake the Zsa Zsa Zu for hunger or you’ll be eating all day. Don’t mistake the Zsa Zsa Zu for sickness even if it gives you fever. The Zsa Zsa Zu can’t be controlled or denied. It can’t really be kept secret either because it marks you with its special glow, so if you are both pregnant and experiencing the Zsa Zsa Zu, you might as well become phosphorescent. The Zsa Zsa Zu can be danced, celebrated, sung, painted, for only Art can truly render its magnificence. The Zsa Zsa Zu might lift your spirit or crush you like an insignificant piece of the universe, either way the Zsa Zsa Zu is just one of the most precious gifts Life has to offer. If under the influence of the Zsa Zsa Zu, embrace it because it means you are connected, awake and had been blessed with this extra something that makes every minute of your Life interesting and new.

mardi 9 août 2011

J'ai compris ce soir que j'étais un chien: je remue la queue, je renifle les parties intimes de mon partenaire ou ses vêtements portés quand il n'est pas là, je lèche mes proches...
Si j'avais compris cela plus tôt ma vie eut été plus simple.