lundi 17 septembre 2012



QUI aurait parié sur nous il y a un an? Pas même moi,

ET pourtant nous voilà: nous avons, jusqu'ici, tenu notre promesse de ne jamais nous coucher fâché l'un contre l'autre, et si nous avons gardé nos habitudes des premiers mois, les mauvaises, se bâfrer de sucreries avant de dormir, comme les bonnes, glisser des lettres d'amour dans les bagages ou nos sous-vêtements roulés en boule sous l'oreiller, nous en avons de nouvelles. Ainsi je retrouve régulièrement des carambars dans mes poches de jean... une manière de dire "pense à moi" "je suis là" "reviens vite"


vendredi 25 mai 2012


Premier mariage gay dans l'histoire des comics Marvel entre Northstar et Kyle Jinadu dans "Astonishing X-Men" # 51


Et bientôt grâce à Hollande, mon chéri et moi pourrons faire de même...  ^^

mardi 13 mars 2012

Désormais, nous avons tous, d'une manière ou d'une autre, une forme de "célébrité" à gérer, via les réseaux sociaux, dont les codes sont ceux du mode de vie "people". Nous qui frissonnons d'avoir tant "d'amis", rentrons volontairement dans cette posture morbide où l'on s'interdit à jamais d'être mal, faible ou seul. Chacun, à son niveau, gère une notoriété qui peut sembler une consolation, un pansement pour différer indéfiniment l'aveu du manque et de la souffrance qui lui est lié. Ceci nous apprend juste qu'il est devenu indispensable d'apprendre à gérer le "moins": moins de beauté, moins d'amis, moins d'argent; des réalités qui font que le "moi" n'a aucune chance de survie s'il est devenu, tout juste, une machine à manquer.

mercredi 15 février 2012

Je me souviens parfaitement du moment où je t’ai vu pour la première fois. Je m’étais installé dans le salon, dans mon club, et j’avais mon ordinateur sur les genoux. Le garçon avec qui je jouais alors une comédie du couple s’occupait dans la chambre, je crois qu‘il gueulait des notes dans un micro ou quelque chose comme ça, en tout cas j’étais seul quand j’ai lu ton message, un simple « salut » avec une demande d’ajout. J’ai répondu « salut », t’ai ajouté et ai visionné tous tes albums photos. Je t’ai trouvé très beau, mais quand tu m’as dit que tu me trouvais charmant, je t’ai informé de ma situation et t’ai dit que j’étais fidèle. Tu m’as dit c’est bien d’être fidèle, c’est rare de nos jours surtout chez les pédés et tu as voulu couper court mais moi je t’ai instinctivement  bien aimé et je voulais en savoir plus. J’étais fidèle mais j’étais tombé sous ton charme. On a parlé danse puisque c’est ton métier et ma passion et comme par hasard mon chorégraphe préféré était aussi ton chorégraphe préféré. Après l’autre a rappliqué et a voulu savoir ce que je faisais, je l’ai innocemment laissé lire nos messages, il a dit en parlant de toi il n’est pas danseur ça m’étonnerait avec une pointe de jalousie et quand je lui ai montré tes photos il a eu un rictus comme s’il avait eu un mauvais pressentiment et je t’ai souhaité une bonne soirée. Je savais déjà à ce moment là que je ne partageais pas ma vie avec la bonne personne mais je me découvrais fidèle pour la première fois et je me bornais, du coup, quitte à être malheureux. J’ai pensé secrètement à toi plusieurs fois au cours des heures qui ont suivi. J’avais le pouls qui s’emballait, je ne montrais rien. Le lendemain tu m’avais supprimé de tes contacts. Je t’ai écrit alors si on ne baise pas ensemble on ne peut pas être amis et tu as répondu j’ai préféré te supprimer par respect pour ton mec. J’ai trouvé cela touchant et noble et ça m’a planté un clou dans le cœur. N’empêche, quatre mois plus tard j’étais libre, et deux jours à peine après ma séparation, alors que j’aurais pu profiter de mon célibat, je n’avais plus qu’une idée en tête: retrouver ta trace. J’étais obsédé par toi que je ne connaissais même pas. Au fond de moi je savais que c‘était toi et personne d‘autre, je n’ai même jamais été aussi sûr de quoi que ce soit dans ma vie. Je me souvenais de ton prénom et tu n’avais pas changé ta photo de profil, je t’ai immédiatement reconnu. Cinq jours plus tard nous passions notre première nuit dans les bras l’un de l’autre. Quinze jours plus tard, à l’opéra Bastille, tu posais ta main sur ma main pendant le deuxième tableau de « L'Anatomie de la sensation (pour Francis Bacon) » sur des mouvements de Wayne McGregor, mon chorégraphe préféré. Le tien aussi.