mardi 13 mars 2012

Désormais, nous avons tous, d'une manière ou d'une autre, une forme de "célébrité" à gérer, via les réseaux sociaux, dont les codes sont ceux du mode de vie "people". Nous qui frissonnons d'avoir tant "d'amis", rentrons volontairement dans cette posture morbide où l'on s'interdit à jamais d'être mal, faible ou seul. Chacun, à son niveau, gère une notoriété qui peut sembler une consolation, un pansement pour différer indéfiniment l'aveu du manque et de la souffrance qui lui est lié. Ceci nous apprend juste qu'il est devenu indispensable d'apprendre à gérer le "moins": moins de beauté, moins d'amis, moins d'argent; des réalités qui font que le "moi" n'a aucune chance de survie s'il est devenu, tout juste, une machine à manquer.

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