mercredi 9 novembre 2011

A L'HEURE DU JAPON

Mon amour,

à peine es-tu parti que je me dis que je n'ai pas assez profité de toi. Je ne t'ai pas assez embrassé, caressé et qu'il y a des millimètres de ton corps que j'ai négligés et ces quelques millimètres deviennent une obsession.
Derrière tes genoux par exemple, ou tes pieds. C'est court deux jours pour faire le plein après une absence de deux semaines.

Quand tu as posé ta petite tête sur ton sac et que tes yeux et ta bouche ont murmuré "je t'aime" derrière la vitre j'ai cru que j'allais éclater en sanglots, mais j'ai réussi à attendre que le bus soit loin pour ne plus distinguer que ta silhouette, ton mignon crâne tourné vers moi jusqu'au dernier virage.
Dans le hall de l'hôtel j'ai croisé un japonais qui a du se dire décidément ces européens, aucune retenue.
Je t'emmerde j'ai pensé très fort parce que comme toi j'aime pas qu'on me fasse chier quand je suis triste.
Je suis remonté dans la chambre. Il me restait à peine 30 minutes avant le départ pour l'aéroport alors je n'ai pas pris de douche pour garder sur moi les restes de cette nuit.
Chaque fois qu'on se réveille dans la position exacte dans laquelle on s'est endormi, soit toi dans me bras ou moi dans les tiens, je n'en reviens pas qu'on ne soit pas paralysés par d'atroces crampes.

Mon coeur comme ma montre est resté à l'heure du Japon et mon coeur indique 14h15, alors tu dois être en train de donner un cours à des danseuses nippones fascinées par Pina, la France et ton regard parce qu'il faut dire que tu as des cils incroyables pour un garçon. Tout ça en demi-pointes sur l'anglais, fragile passerelle linguistique entre vos deux cultures. Et ça me fait rire d'imaginer tout ça.

Je suis fier et fou de toi. Complètement fier et complètement fou de toi mon amour.
Tu m'as fait passer un week-end fabuleux! Tout était parfait, absolument tout! Te retrouver, nos parties de cul, Kobé, chez toi, les restos, le mac do, nos nuits, Nara, le train, le temps, toi, nos câlins à la belle étoile... J'aime passer ma vie avec toi!
Je ne pensais pas un jour être aimé comme tu m'aimes avec autant de passion et de tendresse, enfin je me sens libre d'être à mon tour pleinement passionné et tendre. J'ai trouvé mon alter ego, mon autre.
Je pense à toi aussi mon poussin, tu es dans tout ce que je fais, tu es marqué dans tout mon corps. Je te ressens! Et je t'aime.

Je t'écris demain, tous les jours jusqu'à ton retour. Lundi sera un jour merveilleux
Merci encore pour tout, merci pour toi.
tendrement,

Ton Loup à jamais à toi

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